Les Siddis de Javantri – Sarah Jacquier

nothing magazine indépendant photographie photojournalisme reportage

Les Siddis de Javantri – Sarah Jacquier

L’Inde est connue pour sa diversité de culture, de langue et d’ethnie. Mais peu de personnes ont connaissance des Siddis, cette ethnie d’origine africaine vivant principalement dans l’état du Gujarat.

Ma rencontre avec les Siddis, et surtout, avec la famille qui m’a accueillie, a été pour moi une expérience profondément marquante. Une plongée dans le quotidien de ceux qui se considèrent avant tout comme des Gujaratis de confession musulmane, et qui vivent en bonne entente avec les autres communautés.

Le petit village de Javantri, situé au milieu de la réserve nationale où vivent les derniers lions d’Asie, abrite en majorité des Siddis, mais également des Indiens musulmans et Hindou. Nombre de personnes font état de racisme envers les Siddis, notamment à cause de leurs couleurs de peaux. Ici pourtant, ont ne fait de différence qu’à l’heure du mariage. Comme beaucoup de musulmans vivants en Inde, ils ce sont intégrés au système de caste hindou, et se revendiquent d’un Gourou spécifique.

Les Siddis sont à l’image de l’Inde. Un pashwork d’identités, où cohabite sans s’opposer religion, nationalisme et communautarisme. Le village de Javantri est pour moi un exemple de brassage culturel enrichissant et inspirant.

img_3233

Dans le village, il n’y a pas de frontière entre les Siddis et les autres indiens. Ils appartiennent à la même communauté.

img_3254

Babie avec la petite voisine, sur le toit de sa maison. Après le diner, la famille monte à l’étage pour profiter de la brise fraiche du soir.

img_3277

Avec la chaleur, la frontière entre l’intérieur et l’extérieur n’est pas clairement définie. La cour sert ainsi à laver la vaisselle et le linge, à étudier sur les marches, à la recherche d’un peu d’intimité… Le soir venu ont s’y réunis entre voisins.

img_3300

Sakou Baba, le plus jeune fils de Babie, a été adopté. Sa mère était trop pauvre pour prendre soin de lui.

img_3340

Babie et son mari. Ils n’en parlent pas trop, mais ce dernier est Hindou. Ils ont fait ce que l’ont appelle en Inde un « Love mariage ». Un mariage d’amour. Ils ne souhaitent cependant pas la même chose pour leur fille, considérant que cela apporte trop de difficultés.

img_3515

Dans le Gujarat, on a la curieuse coutume de boire le thé dans une soucoupe. Cela permet de le refroidir plus rapidement.

img_3603

Chaque matin, Sanam, la fille de Babie, prépare le petit déjeuner constitué de rôtis et d’omelette. En tant que fille ainé, c’est à elle que reviens les taches ménagères et la cuisine.

img_3614

Toute la famille se réunit pour le petit déjeunez. Tout les repas se prennent en commun, et sont toujours copieusement arrosés de thé.

img_3646

La gare ferroviaire n’est qu’à quelques minutes de marche du village. Bon marché, le train est un moyen de transport très utilisé.

img_3704

Babie se repose chez une amie après des courses à Talala, la petite ville côtière à deux heure en train du village.

img_3776

Le soleil est accablant ce jour là. Les jours de grandes chaleurs, on rentre en chakkada, même pour cinq cent mètres.

img_3906_1

La belle soeur de Sanam est partie chez sa belle famille pour assister à un mariage. Son fiancé, le grand frère de Sanam, est soldat. Il est mobilisé au Cachemire pendant de longs mois.

img_3901

Sanam et ses amies se rendant à la gare routière.

img_3173

J’ai rencontrée Sanam et sa famille a un arrêt de bus. Lorsqu’elle m’a proposée de venir avec eux dans leurs village, j’ignorais que nous partions pour deux heures de rickshaw dans la brousse.

NOTHINGmag

contact@nothingmag.fr

<p>NOTHING est un magazine de photographie indépendant : photojournalisme, reportage et documentaire.</p>

Pas de commentaires

Postez un commentaire